Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Catégories

Commentaires Récents

Présentation

Rechercher

Dimanche 3 février 2008
Il n’y a pas un jour où sur les ondes, dans la presse et à la TV, l’on ne parle de nouvelles mesures éducatives, de campagnes d’informations pédagogiques, de spots publicitaires, tout cela  dans le but de rendre nos enfants heureux et surtout intelligents et ce dans le cadre des actions et mesures prises soit disant au profit de l’éducation nationale; 

undefined

Autrefois, pour agrémenter le sain développement de nos jeunes enfants,  on incitait les parents à bien leur laver les cheveux pour éviter la propagation des poux. Puis on instaura, pas très longtemps, la distribution de lait gratuit à consommer à la pause du matin. On a vu ensuite des campagnes sur le besoin de se brosser tous les jours les dents, de toujours se laver les mains, de ne pas dire de gros mots, de se montrer polis avec son instituteur, de ne pas cracher, de se moucher et j’en passe. Bref d’être un élève bien sage et bien propre qui collectionne beaucoup de bons points sur son bulletin.

Mais les temps ont évolué, les mœurs ont changé, la permissivité a fait son chemin. Fort est de constater que  plus on a laissé faire, plus on est aujourd’hui obliger d’interdire… et pourtant la majorité de nos enfants mérite adoration et fierté.

Que nous réserve  notre chère République pour le bien être et l’émancipation de notre jeunesse.

Ces dernières années, chez les grands élèves, on a commencé par interdire de fumer dans les salles de cours, puis dans les toilettes, dans les cours de récréation et pour ultime issue, de pouvoir  en griller une,  comme tous les fumeurs sans distinction, sur le trottoir. Loi oblige . Mais comme  tout ce qui tue est répréhensible pourquoi  donc ne pas interdire la vente de cigarettes ?

On a ensuite interdit dans les écoles publiques à propos de l’habillement  tout signe distinctif pouvant avoir un rapport avec la religion. Et comme la religion est incompatible avec la laïcité et que l’école est l’essence même de la laïcité. Laïcité oblige.

Puis pour les moyens et les plus petits élèves on a fait campagne pour leur interdire toutes sucreries, boissons sucrées, friandises, petits goûters et bombons, bref tout ce qui font les petits plaisirs quotidiens de nos chérubins. Mais  anti  obésité oblige.

Alors on instaure  la charte des bonnes pratiques en matière de restauration dans les cantines pour que la jeunesse mange équilibré. Fini le steak frites et la baguette. Diététique oblige.

On leur a également soumis des directives pour ne pas porter de sacs à dos trop grands pour ne pas surcharger le port et éviter toutes malformations du dos. Santé physique oblige.

undefined

On interdit aux enseignants toutes réprimandes sur les enfants. Surtout pas de gifle ce qui provoquerait immédiatement le  dépôt de plainte de père sans re-tenue  mais lâche de se cacher  derrière leur uniforme. Concertation oblige.

On interdit également aux enseignants toutes marques d’affection envers les enfants, surtout pas de caresses ce qui provoquerait immédiatement en cas de dénonciation le dépôt dune plainte par des parents qui y verraient un acte de pédophilie.  Morale oblige.

Puis voilà que l’on instaure une charte pour le bon entretien des toilettes des écoles.  Vous savez, ces lieux dits d’aisance qui se transformeraient en lieux dits de mal- aisance. Voilà qu’en 2008 nos enfants  sont pris de toutes sortes de maux de ventre faute de pouvoir  se soulager. Alors que tout le monde n’a connu  de tout temps, dans son  école que des « chiottes » insalubres. Rien de nouveau, sauf la mise en place ridicule d’une charte! Hygiène oblige.


undefined

Enfin, le ministère de la santé ( pas de l’éducation) décide d’une campagne d’installation de distributeurs de préservatifs dans les écoles, pour que nos jeunes aînés se sentent beaucoup plus libres dès la sortie des cours. Contre le sida oblige.

J'arrète là ma diatribe et vous laisse le soin de compléter la liste. Je constate cependant que les interventions étatiques et régionales en matière éducative s’intéressent plus à la forme qu’au fond. Je ne dis pas  que l’on ne travaille pas sur le fonctionnement de l’enseignement et ses missions. Mais que penser  de toutes ces réformes ministérielles depuis 40 ans et qui sont sans arrêt remises en cause. Où est la solution ? Je doute que  la commission Pochard soulève un regain d’optimisme.

Théoriser sur les principes de  l’éducation de nos enfants, ne relève pas de mes compétences car elles sont fort limitées. Je suis comme on dit dépassé. Aussi pour conclure avec le sourire, j’ai préféré  que mon humeur du jour se tourne  vers les adultes et les parents que nous sommes.

Laissons aux enseignants et aux élèves la priorité de débattre sur l’éducation scolaire avec l’appui des parents d’élèves. Et faisons que la priorité de l’éducation quotidienne des enfants revienne principalement aux parents.

Alors permettez moi de faire cette suggestion.  Au moment où se déclare une naissance ou une adoption dans un foyer, les futurs parents seraient obligés de passer un permis d’éducation des enfants. Ils suivraient des cours « d’éducation-école » sur différents thèmes comme :  l’hygiène, la santé, la discipline, le civisme, la gestion des loisirs, la sexualité, les règles de l’éducation scolaire etc.  etc… A l‘issu de l’examen, un inspecteur « d’éducation-école » délivrerait aux heureux parents un permis d’éducation à points. Ainsi, l’enfant qui se verrait reprocher à l’école un mauvais comportement aurait droit à une remontrance consignée dans son bulletin scolaire personnel à faire obligatoirement signer par les parents qui en outre se  verraient sanctionnés  par le retrait, sur leur  permis d’éducation, d’un nombre de points proportionnel à l’écart de conduite de leur progéniture. En cas de retrait total du permis d’éducation, les parents seraient alors obligés de suivre des stages de remise à niveau en participant à des travaux pratiques dans des centres spécialisés de rééducation ou dans des cours particuliers de bonne conduite. 

Petit à petit les jeunes se tiendraient peut être plus droit et les parents tourneraient moins en rond.  La politique du tout sens interdits ferait place à la politique du tout sens obligatoires ou giratoires.

 Je vous laisse imaginer la suite !!!!

Ce billet : une façon pour moi de rendre hommage aux enseignants qui consacrent toute leur vie professionnelle à s’occuper de nos enfants. 

par PAPOU publié dans : 7.HUMEUR ajouter un commentaire
commentaires (5)    recommander
Dimanche 27 janvier 2008
Ma fascination pour les livres sur le vin (une collection personnelle de 1500 ouvrages) m’a conduit au constat original que  deux objets uniques : le livre et la bouteille se retrouvent en totale osmose lorsqu’ils ont un lien avec le vin.


undefined 


undefined

La présence côte à côte d’un livre et d’une bouteille évoque dans leur forme des aspects qui les opposent. Le premier se présente souvent à plat ou sur champ et possède une forme rectangulaire composé de deux couvertures cartonnées et d’un ensemble de feuilles de papiers reliées . Le deuxième est un objet cylindrique en verre généralement posé debout ou couché et contenant un liquide. Rien ne conduit ces deux objets à se confondre. Le verre comme le papier s’oppose au vin comme à l’encre.  Et pourtant si on associe ces deux objets au monde du vin, apparaissent subitement des similitudes étonnantes au point de les confondre. Prenons quelques exemples.

 

Livres et flacons de vins depuis leur origine rentrent dans un processus créatif parallèle au point que leur destination culturelle est commune. 

 

La forme

Selon l’origine régionale de la bouteille, celle-ci prendra différentes formes liée à la particularité du contenu qu’est le vin sorti du pressoir. Alors que l’origine des livres sortis de la presse adoptent des formes diverses liées à la thématique et à la longueur de l’écrit.

 

L’identification

Et pour mieux identifier le contenu de la bouteille, les auteurs que sont les vignerons apposent sur le ventre de la bouteille, une étiquette qui va nous renseigner sur la particularité du contenu. Ce minuscule opuscule, pas plus grand qu’un timbre poste, nous fait la synthèse écrite de ce que propose la bouteille au futur buveur. De même pour identifier un livre, les auteurs que sont les écrivains donnent la synthèse du contenu en quelques mots, au dos du livre et sur sa face avant. Ces informations sont toujours rehaussées d’images ou de couleurs, voire d’une typographie spécifique pour attirer l’attention du futur buveur ou lecteur.

 

Le Millésime

Remarquons l’importance du millésime tant pour la date de sortie de chez l’imprimeur que pour l’année de récolte pour le vigneron. L’année est la marque de la date de création, ce qui en facilite la gestion ultérieure.

 

Le rangement spécifique

Les bouteilles, une fois alignées et couchées montrent aussi bien leur cul que leur cou, ce dernier étant rehaussé d’un bouchon capsulé. Allongées sur des rayonnages ou porte-bouteilles, les précieuses bouteilles, couchées côte à côte comme des c(h)opines attendent qu’on ne les dérange pas . Les livres une fois rangés et dressés se présentent dos tournés et appuyés les uns sur les autres tels d’intimes voisins. Posés sur de longues étagères, ils forment un rideau de tranches colorées.  Et pour veiller à l’exceptionnel, les plus belles et les plus rares bouteilles reposent dans des cryptes particulières souvent fermées à double tour. De même les très vieux ouvrages et les très beaux livres se trouvent enfermés dans la luxueuse vitrine du salon.

 

 

Le lieu de repos

La cave devient le caveau privilégié pour que toutes les bouteilles puissent reposer en silence et à température contrôlée, dans l’attente d’être choisie et de devenir l’élue de la dégustation.

La bibliothèque, pour sa part, devient le lieu de recueillement des livres qui une fois lus attendent dans la pénombre d’être à nouveau choisis ou consultés pour se faire à nouveau effeuiller.

De même, après une longue attente, le passage de la dive bouteille de l’ombre de la cave à la lumière du salon s’opérera selon un rite bien établi jusqu’au moment de la consommation, pour ensuite disparaître.

La consultation du livre pourra intervenir après un long moment d’absence. Il quittera le carcan de ses voisins pour s’ouvrir à la lecture selon un rite approprié.

 

L’expression des sens

Viendra la séance de l’expression des sens, où l’on pourra caresser le corps de la bouteille et le dos du livre. S’émerveiller du bruit du bouchon que l’on retire ou du livre que l’on effeuille. Visualiser leurs formes et leurs couleurs. Humer l’odeur du papier neuf aux senteurs d’encre fraîche ou les effluves de vieux papiers vieillis par les années ; sentir les parfums du jeune nectar ou succomber aux arômes et senteurs des vieux vins de garde.

 

La destinée ultime

 Puis les destinées se séparent entre le livre et la bouteille.

 Il est vrai qu’une fois libéré de sa bouteille, le vin disparait après avoir offert un grand moment d’émotion. La bouteille rejoint l’horrible amoncellement des cadavres. Alors que le livre une fois consommé reviendra trouver sa place réservée à laquelle reste attaché le souvenir émotionnel d’une sympathique lecture. Et si par malheur, le livre devait disparaître définitivement, ce ne sera que par le feu ou le pilon.

 

Il est vrai que la conservation d’un livre est plus facile que la garde d’un flacon de vin. Mais lorsque le livre traite du vin alors on peut cumuler les plaisirs. C’est là tout le charme d’une bibliothèque bachique.

par PAPOU publié dans : 7.HUMEUR ajouter un commentaire
commentaires (3)    recommander
Dimanche 20 janvier 2008

Un article récent dans la presse locale  nous annonçait l’installation d’un nouveau traiteur, à peine quinze jour après l’annonce du déménagement d’un traiteur connu. Voilà que fleurissent les nouveaux métiers de la gastronomie, ceux de la catégorie des traiteurs.  Les traiteurs sont aujourd’hui les chevaliers modernes de la sous-traitance domestique. 

undefined
Colmar

C’est le monde industriel qui fut le pionnier du  développement de la sous-traitance.  D’ailleurs, prêtons attention au terme sous-traitance, qui vient de traite, traiter, traitant et traitement. Dans notre passé colonial nous avions connu la traite des noirs, une façon de sous-traiter des travaux que nous ne voulions pas faire en les confiant à des personnes considérées comme secondaires. La traite c’est l’action de traire mais c’est aussi une forme d’échange marchand qui relève plus du trafic. S’en est alors dégagée une forme de maltraitance qui a donné plus tard la sous-traitance. Les grands industriels ont vite compris que des taches et activités subalternes, peu valorisantes  étaient beaucoup plus intéressantes d’être confiés à des « sous-entreprises » ou des artisans que l’on a alors appelé « sous-traitants ». Ceux là même qui font un traitement plus secondaire et que l’on rémunère au plus juste, créant une catégorie professionnelle de sous-payés. Avec les sous-traitants apparurent les nouvelles catégories de sous-employés, de sous-rémunérés, de ces gens subissant les mauvais traitements commerciaux des donneurs d’ordre.  Ils étaient et sont  encore souvent exploités indument par les détenteurs de capitaux. Une fracture sociale moderne était née.  Toute l’organisation sociale d’aujourd’hui fonctionne autour de la sous-traitance.

Quelques exemples : Les intermittents du spectacle sont les sous traitants des producteurs artistiques, les distributeurs de journaux sont les sous traitants des maisons de presse,les provinces sont les sous-traitants de la capitale, le premier ministre est le sous-traitant du Président, les nègres sont les sous traitants des écrivains, les vendangeurs sont les sous traitants des vignerons, les CDD sont les sous-traitant des CDI, comme tous les petits métiers de service sont les sous- traitants des nobles métiers. On peut ainsi multiplier les exemples.  Transférer à la sous-traitance une forme d’activité c’est se soustraire (dans ce mot, il y a sous  et traire)  de ses responsabilités. Mais d’aucun diront que le développement de la sous-traitance a été bénéfique au développement de l’emploi. Oui, mais surtout des sous-emplois.

Parallèlement, les particuliers   découvrent depuis vingt ans,  l’apparition croissante de métiers en charge des activités domestiques.  Autrefois, seuls les hommes travaillaient en dehors  de la maison et les taches domestiques étaient alors assurées par les femmes et parfois les enfants. Les femme devenaient les sous-traitantes de leur mari. Puis progressivement avec les femmes qui se lançaient sur le marché du travail   sont apparus de nouveaux métiers de sous-traitance domestique. Le particulier se trouvait des comportements de patron et d’exploiteur sous couvert de la libéralisation des corvées. Il s’agissait de transférer des taches souvent ingrates vers des exécuteurs de taches domestiques dont le plus répandu alors était le métier de femme de ménage. Selon le niveau de vie des foyers, les activités se sont vues sous traitées  à des tiers, plus ou moins bien traités. (Lavage, repassage, nettoyage, jardinage, gardiennage par exemple). Aujourd’hui, tout peut se sous-traiter,  si on en a les moyens. Les cours particuliers,  les courses et les livraisons, les achats par internet, les organisations de soirées, les mariages, les circuits voyages, les dépannages etc.…etc.… On accepte même de confier son corps  à autrui pour tout ce qui relève  des soins. D’où l’appel entre autres, aux médecins-traitant, aux coiffeurs avec leur shampooings traitants. Par contre, reste encore traité par le particulier, sa toilette, son habillage, ses ébats nocturnes,  l’utilisation de ses appareils ménagers et électroniques dans la limite de la panne qui alors relève de la sous-traitance après-vente ou de la hotline virtuelle. Mais à la cadence dont s’effectue le transfert des tâches vers des prestataires extérieurs sous formes de délocalisations domestiques, viendra un jour où les tâches plus intimes subiront les mêmes traitements que les autres activités plus communes.   Aujourd’hui,  s’agissant des tâches courantes domestiques,  les particuliers d’un certain niveau de revenu abusent des nouvelles formes de traites utiles à la gestion de leur vie quotidienne. D’où cette évocation du traiteur, de celui qui traite et donc qui va traiter avec quelqu’un, les éléments d’une prestation gastronomique ou alimentaire. Ce sont les nouveaux sous-traitants traiteurs. 

undefined
Colmar

Il se trouve que le terme de traiteur ne s’emploie que  dans les métiers de bouche. Ailleurs on préfère parler de sous-traiteurs ou plutôt de sous-traitance. C’est le cas de la restauration collective, de la distribution de repas aux personnes âgées. Avec les nouveaux traiteurs, fini la préparation des repas à la maison pour la réception des invités. On évite ainsi de faire les courses, de cuisiner, de préparer les plats, de confectionner des desserts, d’acheter la boisson, on fait simplement  appel aux traiteurs qui vous proposent  pour un certain prix (ce n’est pas gratuit), tout ce que vous ne savez pas faire ou surtout vous n’osez pas faire. Vous pouvez, si vous le souhaitez, bluffez vos amis, faire croire à vos talents gastronomiques. Au pire, s’il devait y avoir un petit problème de dégustation, vous pourriez sans hésiter reporter l’erreur sur le traiteur que vous traiterez de traître pour ne pas avoir respecté son traité. On reconnaitra  là, une certaine forme de trait d’esprit.

undefined
Colmar

En conclusion, je reconnais que nous sommes tous sensibles à être bien traités moyennant des traitements adaptés et conformes de la part de traitants, de sous-traitants et de traiteurs. A contrario, conformément au traité ou au contrat conclu entre le donneur et le receveur, ou le demandeur et l’offreur, il parait hautement recommander de respecter son prestataire surtout s’il est dans la posture du « sous » quelqu’un et donc de  sous- traitant.  Je propose donc la suppression de notre vocabulaire du terme « sous-traitant » et de le remplacer par le terme « traiteur » ce qui isolerait moins nos traiteurs  gastronomiques, à charge pour ces derniers de ne pas utiliser à leur tour des sous-traiteurs.  

 

PS : J’évoquerai une autre fois la situation des re-traités, ceux qui ont choisi : soit de re-traiter  leur fin de vie ou soit tout simplement de battre en retraite.

par PAPOU publié dans : 7.HUMEUR ajouter un commentaire
commentaires (2)    recommander
Dimanche 13 janvier 2008

Mon humeur du jour se porte sur une date anniverssaire, celle de la création des vins AOC de Chablis.
Une façon de vous rappeler aussi que vous avez la possibilité de visiter mon site consacré au monde du vin. 
undefined


PORTE D’OR DE LA BOURGOGNE: LES VINS DE CHABLIS.

 undefined

Le premier roi chrétien Sigismond fonde un monastère dédié à Saint Loup, en 510.

C’est de là que se développa  grâce aux religieux le vignoble chablisien qui donna naissance à l’un des plus illustres vins blancs du monde qui obtint sa consécration en AOC le 13 janvier 1938. Il y a 70 ans, jour pour jour…

 

 

Chablis grandit à un point tel qu’ on érigea successivement l’église Sainte- Marie ( détruite à la Révolution ), puis l’église Saint- Pierre, l’Hôtel- Dieu, l’église Saint- Martin ( sur l’emplacement de l’ancien édifice dédié à Saint Loup ) Saint- Côme, Saint -Sébastien. La dévotion est à son comble ! !

 

Le Dr Guyot 1868 s’exprimait ainsi :

« Les vins de Chablis occupent un des premiers rangs parmi les vins blancs de France…Spiritueux sans que l’esprit se fasse sentir, ils ont du corps et de la finesse et un parfum charmant. Leur blancheur et leur limpidité sont remarquables. Mais ils se distinguent surtout par leur qualités hygiéniques et digestives et par l’excitation vive, bienveillante et pleine de lucidité qu’ils donnent à l’intelligence. Malgré la grande réputation dont ils jouissent à juste titre et depuis longtemps, leur valeur réelle est, selon moi, plus haute que leur renommée » (4)

 

Puis la catastrophe phylloxérique du début du XXe siècle obligea un redémarrage à zéro du vignoble pour connaître la gloire avec la consécration de l’appellation Chablis pour toutes les vignes situées sur le kimmeridgien. (*)

« Chouchouter » les vignes de Chablis c’est protéger les fragiles Chardonnay contre le froid de cette contrée qui peut sévir jusqu’en mai. D’où ce spectacle des chaufferettes utilisées pour le réchauffement des vignes préalablement aspergées d’eau, en vue de préserver  les bourgeons dans leur gangue de glace. Ceci a bien sûr une conséquence sur les prix des précieux flacons.

 

La célèbre Confrérie des Piliers Chablisiens veille à la prospérité de ce vignoble situé aux portes de la Bourgogne face aux célèbres vins d’Auxerre.

Les vins de Chablis sont les plus connus des vins de l’Yonne. Parmi les Chablis Grands Crus, nous citerons entre autres : les Grenouilles et le vignoble de la Moutonne, et pour les Premiers Crus nous nous attarderons sur le Mont de Milieu, là où sans aucun doute, on découvrira les meilleurs Chardonnay.

 undefined

Citons en rond ces vignerons de renom qui ont le don du Mont et qui ont pour nom :

BESSON, GAUTHERON, PHILIPPON, PINSON, POUPION, et SIMON

Ainsi font font font ces bourguignons qui vendront les bons cruchons

 

 (*) nom de la région anglaise dont la caractéristique du sol est de contenir dans ses marnes calcaires « l’Ostreia virgula » une huître fossile qui nourrit le vin en oligo-éléments

allez directement sur la page du site, à la date du 13 janvier :
www.santovino.com/ANNOVINO/Janvier.htm#13janvier

par PAPOU publié dans : 7.HUMEUR ajouter un commentaire
commentaires (0)    recommander
Dimanche 30 décembre 2007

Lorsque j’étais beaucoup plus jeune et que je voulais fêter la nouvelle année, pour faire comme tout le monde et découvrir les premières surprises  d’une soirée festive, chaque fois mon père exprimait sa désapprobation.  Il répétait chaque année que le 1er janvier est un jour comme un autre. 

undefined
Bâle, (CH)

J’avais compris que mon père n’était pas un fervent de l’échange de vœux en début d’année. Ceci m’a donné envie de faire avec un peu de recul, le point sur un phénomène social qui comme beaucoup d’autres a gardé l’aspect spectacle et mise en avant du formalisme, au détriment du  sens du respect et de l’esprit de simplicité. En effet, il est normal de faire la fête pour marquer une nouvelle année comme on fête un anniversaire ou sa déclaration d’impôts. Mais quel est au juste le sens de se souhaiter mutuellement des vœux qui naturellement ne peuvent être que bons tant pour la santé,  la famille et le travail ?

D’abord rappelons le sens étymologique du mot vœu. Faire un vœu, c’est faire une promesse, c’est s’engager pour soi même ou envers les autres Ainsi lors du renouvellement d’une nouvelle année, l’instauration de  toutes ces coutumes et ces cérémonies de voeux relèvent-elles vraiment du désir ardent qu’une action positive se réalise ou sommes nous au niveau des incantations et donc dans l’énoncé de vœux pieux ?

 

Pour comprendre ce phénomène, je vous propose un petit tour d’horizon d’une typologie des vœux.

Les vœux virtuels : Ce sont aujourd’hui les plus nombreux. Ils confirment l’ambiance dans la quelle nous évoluons à savoir  communiquer  le plus rapidement et de la façon la plus concise. Juste le temps d’écrire et d’envoyer son SMS dupliqué à tous les inscrits du répertoire de son i-phone. Les destinataires hésiteront sur la provenance du message illisible pour répondre aussitôt en appuyant sur la touche adéquate. Que d’instants de bonheur profondément partagés !

Les vœux sur Internet : Finis les cartes dans la boîte aux lettres de l’immeuble, place aux vœux par courriel qui vont remplir la boîte aux lettres de notre opérateur internet. Les virtuoses de la bureautique redoubleront d’ingéniosité pour envoyer des gugusses  gesticulant sur fond musical techno envahissant ainsi la mémoire de notre disque dur.  Il y a tous les messages publicitaires qui vont clignoter de toutes parts dès l’accès à internet pour nous rappeler la joie qui doit nous envahir à commencer une nouvelle année. Il y aurait ainsi 5 millions de Français internautes  qui préfèrent utiliser ce moyen de communiquer leurs vœux. Un record en Europe.

Les vœux sonores et palpables : Ce sont ceux qui, après avoir contenu leur vœu durant les deux heures qui précèdent le milieu de la nuit de la Saint- Sylvestre, explosent à la figure du partenaire d’un soir à minuit pétante dans un vacarme assourdissant. Après les baisers claquants ou étouffés et les congratulations incompréhensibles, la fête peut continuer comme avant, le temps d’en finir avec cette soirée interminable. Il y a par ailleurs les fans des avertisseurs sonores ou des lanceurs de  pétards qui font de la nuit de la Saint-Sylvestre une ode aux bruits et tapages pour faire peut être écho au silence de la nuit de Noël. Il y a enfin ceux, heureusement peu nombreux, qui cassent les vitrines ou brûlent les voitures pour que l’on pense un peu plus à eux,  afin qu’un jour bientôt, enfin un vœu, un seul, un vrai, se réalise.

Les vœux politiques : Ce sont les plus hypocrites et les plus ringards. Ceux que le Maire et son conseil affichent sur les panneaux publicitaires de la ville dans l’attente de leur prochaine réunion mouvementée portant sur le bilan critique de l’année passée. Ceux que le Président assène le 31 au soir et qui sont dans le style de la campagne électorale : à savoir des vœux de bonheur, de joie, de paix, de croisssance, de solidarité et j’en passe. Ce qui permet à tous ceux qui ne sont pas d’accord ou dans l’opposition de lui souhaiter des vœux d’échecs. Il y a les vœux des élus et corps constitués qui déclament leurs discours bilans et perspectives sur un ton si dynamique qu’ils  soulèvent l’ennui et la lassitude des assemblées figées plus préoccupées à fixer du regard la table des boissons et des petits fours.

Les vœux commerciaux : C’est grâce aux prestataires, aux entreprises, à certaines administrations et aux commerçants que l’on doit la survie des cartes de vœux expédiées à domicile ou au bureau. Ce sont des cartes dont l’objectif prioritaire et de vous rappeler au bon souvenir commercial de l’expéditeur. C’est pourquoi, le logo de la société prend plus d’espace que les bonnes intentions que l’on vous prodigue. Des cartons tout en couleur, psychédéliques, indéchiffrables sur le plan de l’esthétique, avec l’inscription de l’année en grand, au cas où l’on aurait oublié qu’après 2007, c’est 2008.  Si la réception de ces cartons imprimés se fait au travail, quelle  fierté  il ya, à les aligner sur un coin d’étagère sachant que le voisin arbore les mêmes cartons, mais pas dans le même ordre. Il ya ensuite, ceux qui les jettent, ceux qui récupèrent  le timbre des îles lointaines, ceux qui collectionnent les cartes de vœux pendant des années pour que les générations futures puissent découvrir l’incroyable créativité des distributeurs de vœux.

Les vœux par obligation : Cette une catégorie en voie de disparition. Les personnes qui s’adonnent encore à cette coutume le font assurément par obligation et cherche de plus en plus à optimiser le coût des envois. Si possible, ils récupèrent les cartes professionnelles réutilisables, ou envoie sans gêne, les cartes associatives (exemple : celles peintes par la bouche qu’ils ont reçues gratuitement). Qui n’a pas reçu ou expédié  les petites cartes promotionnelles tout en paillettes choisies dans le  bac de début de gondole de la grande surface. Les moins convaincus satisfont leur  obligation en attendant le dernier moment, soit les derniers jours de janvier. Ce qui donne un plaisir démesuré au récipiendaire qui est assuré de ne pas être obligé de répondre.  Enfin et c’est là une tendance lourde, il y a tous ceux qui ont décidé de n’envoyer des vœux que s’ils en reçoivent, ce qui au fil des années va tendre naturellement vers la disparition des vœux par envois postaux.

Les vœux familiaux : Jusqu’à une certaine limite, ce sont les plus sincères.  Mais alors, pourquoi des vœux annuels quand on se voit tous les jours ? De même, Il n’est pas évident de souhaiter les vœux à son ex… même à ses enfants que l’on chérit tous les jours. Reste les vœux avec la visite à ses proches parce qu’on les oublie de temps en temps car ils sont vieux, malades ou isolés.

Les vœux des médias : A l’instar de la chaîne publique qui publie sur une page entière des quotidiens «  Très belle année sur France 3 », les médias préfèrent se souhaiter une meilleure audience, un meilleur classement au box office, alors que nous les consommateurs d’images nous nous contenterons des spots publicitaires dont les produits nous garantissent bonheur, santé et joie pour la nouvelle année. Quant aux animateurs, une fois leur déclaration inaugurale de l’année dûment récitée, ils poursuivront imperturbablement leur travail comme durant l’année écoulée.

Les vœux de respects : Ce sont les plus rares. Ce sont ceux sur les quels notre émotivité a plaisir  à réagir. C’est l’envoi du tendre message d’un être cher et éloigné, c’est le doux baiser à un proche que l’on admire, et non pas la série d’embrassades protocolaires auprès de ces dames lorsque l’on arrive au travail le 2 janvier ou après sa semaine de ski. C’est la poignée franche avec l’échange, yeux dans les yeux, d’une phrase chaleureuse et convaincante. Bref, c’est le vœu que l’on formule pour quelqu’un à qui l’on veut du bien en prétextant du démarrage de la  nouvelle année.

 

La série des vœux peut encore se prolonger, mais nous en resterons là.  Noël était la fête du religieux, du spirituel, des enfants et du partage, Nouvel An se veut plus profane, plus festif, la fête des adultes et celle du laisser aller. Aujourd’hui  force est de constater que c’est l’activité économique et commerciale qui transcendent ces deux moments de fête, l’une qui se passe en famille et l’autre entre amis. Vous aurez compris qu’à ce stade je ne formulerai aucun vœu. Je préfère lever mon verre et vous souhaitez une bonne santé. Je serai ravi que durant toute l’année vous restiez fidèle à mon Blog et que je puisse poursuivre mes publications pour votre plus grande distraction.

Bon vent à tous.

undefined
Paris, boutique Île Saint-Louis

par PAPOU publié dans : 7.HUMEUR ajouter un commentaire
commentaires (2)    recommander
Blog : Blogzine sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus